IMG_2945Aujourd’hui, un petit article horrifiant pour dire exactement ce qu’on trouve dans la soupe bactériologique qu’est le Gange. Je m’excuse d’avance pour les sensibilités que ça va choquer.

Commençons par les métaux rejetés par l’industrie. On trouve tout au long du fleuve, et particulièrement dans les bassins urbains comme Kanpur , des taux extrêmement inquiétants d’arsenic, cadmium, chromium VI et mercure (qui provoque des maladies neuro-degeneratives). Chacun de ce métaux peut a lui tout seul entraîner de graves maladies et déformations pour les gens qui utilisent l’eau pour la consommation ou les taches domestiques et agricoles.

Maintenant passons aux maladies. Le taux de bactéries coliformes, provenant des excréments humains, avoisine les 1.5 millions par 100 ml d'eau à Varanasi. Selon Organisation Mondiale de la Santé (OMS), ce chiffre ne devrait pas dépasser les 500 pour la baignade et pour être bue, l'eau ne devrait en contenir aucune. Cette bactérie cause précisément les maladies du choléra, de l’hépatite et des diarrhées. Une étude récente estime que 66 % des habitants de la ville de Varanasi qui ont un contact quotidien avec le fleuve souffrent de gastro-entérite aiguë, de dysenterie, de typhoïde, d'hépatite A.

Je finirais cet article par une remarque un peu plus positive ; Le Gange possède des capacités d'autoépuration (ou autodépollutionautodépollutionautodépollutionautodépollution) conséquentes, c'est-à-dire que par l'action des bactéries et le transfert d'oxygène depuis l'atmosphère par la surface du fleuve, une grande partie de la pollution organique peut être éliminée en quelques kilomètres. Cette autoépuration n'empêche pas que sa qualité soit très dégradée par les différents rejets que je viens de décrire.